L’histoire de Dacia est intimement liée à celle de Renault. D’abord en construisant des voitures sous licence du constructeur au losange, ensuite après avoir créé son propre bureau d’études, en adaptant certains modèles. Son succès commercial en Europe de l’Ouest, Dacia le doit à la Logan (ex. : Logan MCV dCi 85), la première voiture low cost jamais vendue.
Dacia est une entreprise d’État roumaine créée en 1966 mais qui fabrique dès le début des voitures sous licence Renault. Par exemple, la Renault 8, baptisée Dacia 1100, mais aussi, à partir de 1969, des Renault 12 rebadgées Dacia 1300.
Entre 1970 et 1980, Dacia a développé une gamme complète d’automobiles comprenant plusieurs types de voitures particulières et utilitaires. Le constructeur roumain poursuit indépendamment la construction d’automobiles dérivées de la gamme Dacia 1300 : Dacia 1300 Break (en 1973) et 1302 Pick-Up (en 1975).
L’année 1995 est marquée par le lancement de la première automobile 100 % conçue par les ingénieurs roumains : la Dacia Nova (quand même dérivée des Renault 9 et 11).
À partir de 1998, Dacia entre progressivement dans le groupe Renault qui détiendra 99,3 % du capital en 2004.
Il s’ensuit une modernisation complète de Dacia avec la remise à niveau de l’outil industriel, l’amélioration de la qualité de fabrication, la formation du personnel, les nouvelles conditions de travail, la rénovation des bâtiments, la mise en place de lignes d’assemblage de moteurs et de boîtes de vitesses Renault…
Puis en 2000, c’est le renouveau de Dacia avec le lancement, en Roumanie, de la SuperNova, le premier véhicule lancé par la marque après son rachat par Renault. Ce modèle est remplacé en 2003 par la Solenza.
En 2004, la Logan, la première voiture low cost (à bas coût), fait une entrée très remarquée dans le monde de l’automobile. Ce véhicule, au cœur de la stratégie de conquête des marchés émergents, est le fruit d’une étroite collaboration de Dacia avec les équipes d’ingénierie de Renault installées au Technocentre de Guyancourt (78, Yvelines). Pour limiter les coûts de développement, la Logan utilise le train avant d’une Clio II, le train arrière d’une Modus et est basée sur une plate-forme dérivée de celle de la Clio III (une base également utilisée pour les Renault Modus (ex.: Modus 1.2 16v) et Nissan Micra). La Logan est ensuite dérivée en plusieurs carrosseries afin de répondre à la forte demande de voitures à bas coût. Dacia propose ainsi en 2007 une version break à 7 places, la Logan MPV, puis la Logan Pick-up et Van (version utilitaire tôlée du modèle MPV).
Après la création d’un centre d’ingénierie en Roumanie, le Renault Technologie Roumanie (RTR), la gamme Dacia va s’étoffer. 2008 sera l’année de commercialisation de la Dacia Sandero (ex.: Sandero 1.6 MPI 90), une citadine basée sur la plate-forme de la Renault Clio.
En 2009, le 4x4 « à prix malin » est dévoilé et le Dacia Duster sera commercialisé à partir de 2010.