Marque américaine à l’origine, Ford s’est rapidement « européanisé » pour vendre des voitures qui correspondaient mieux aux attentes de l’automobiliste européen. Sous l’impulsion de Ford Allemagne, les Vedette et Comète laisseront place à des modèles plus sobres et moins imposants, comme l’Escort puis les Ford Fiesta (ex.: Fiesta 1.25 82), Focus et Mondeo (Mondeo 2.0 TDCi 140 FAP).
Si Ford commence à vendre des voitures à partir de 1903, le succès n’arrivera que quelques années plus tard avec la célèbre Ford T en 1908. Pour la fabrication de cette nouvelle voiture, Henri Ford a mis au point une technique de fabrication à la chaîne spécifique, inspirée du taylorisme. Une méthode qui sera ensuite utilisée dans le monde entier par tous les constructeurs d’automobiles.
Grâce à ce succès, Ford s’installe en Grande-Bretagne en 1911, puis en 1926 en Allemagne. En 1934, il s’associe au grand constructeur français de l’époque Mathis pour fonder Matford qui sera arrêté en 1940. Ford SAF (Ford Société Anonyme Française, qui deviendra Ford France en 1954), la filiale française, est créé en 1929 et s’installera dans l’usine de Poissy dès 1940. L’usine deviendra par la suite Simca puis PSA Peugeot Citroën.
Ford aura toutefois du mal à s’imposer en Europe dans les années cinquante car le constructeur propose des voitures trop grosses, trop gourmandes. En effet, la Ford Vedette (1948), la Comète (1954), la Ford Vendôme (de 1954), la Ford Angila (1959), la Ford Consul (1956) sont largement inspirées de voitures américaines et ne correspondent pas aux attentes des conducteurs européens.
Ce n’est que dans les années 1960 que Ford conçoit des automobiles plus appropriées et conçues directement par la filiale allemande qui prend rapidement les commandes du marché européen. Ainsi, la Ford Mustang, qui connaît un succès important outre-Atlantique, ne perce pas en Europe. En cause, son moteur V8 de 4,7 litres de cylindrée, beaucoup trop gourmand.
C’est donc avec l’apparition de voitures plus « modestes » comme en 1966 avec la Ford Taunus, puis de la Capri en 1969 et même de la Scorpio, dont la première génération a été commercialisée de 1985 à 1994 et la deuxième génération de 1994 à 1998, et surtout avec l’Escort, apparue en 1968, que Ford séduira les automobilistes européens jusqu’en 1991 et après quatre générations. La gamme comportera même des modèles sportifs tels que la Ford Escort RS, ou la RS Cosworth dotée d’un 2,2 litres à 16 soupapes et développant 227 ch.
L’Escort sera remplacée par la Ford Focus (disponible en version break SW et CC), une voiture qui innovera en matière de design et donnera naissance à la ligne caractéristique des nouvelles automobiles Ford : le Edge design.
Ford continue la refonte de sa gamme avec la Fiesta qu’il propose en 1975 et dont la sixième génération est apparue en 2009, puis l’innovante Ford Ka (Ka 1.2 69), une citadine à la bouille sympathique, et également la Mondeo.
Dans les années 2000, Ford surfe sur la vague incontournable des monospaces avec, pour concurrencer le Renault Espace, le Galaxy sorti en 1996. Puis, Ford présente au Salon de Genève de 2003 son monospace compact : le C-Max (C-Max 2.0 145). En 2006, une version plus grande, le S-Max, reprend la plate-forme du Galaxy et est disponible en version à 5 ou 7 places.